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Sommaire histoire
Qu'est ce qu'une carte postale?
Eléments d'histoire
Les cartes officiellesfrançaises
La carte illustrée photographique
Un véritable succès
Un peu de technique
Les éditeurs
Le déclin de la carte
Le renouveau de la carte
Bibliographie


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Histoire de la carte postale

QU'EST CE QU'UNE CARTE POSTALE ?

Les collectionneurs, les éditeurs, les historiens ou la Poste en ont donné leur propre définition. Mais il en est une, fort simple, qui peut être retenue :
" La carte postale est un imprimé sur un support semi-rigide destiné à un usage postal, pour une correspondance brève à découvert.(1) ".
L'objet ainsi défini, il est maintenant possible d'entrer dans son petit monde avec un peu d'histoire, un peu de technique mais aussi des cartes postales extraites de la collection du Conservatoire Régional de la Carte Postale.

C'est d'ailleurs dans cet esprit que la vitrine du Conservatoire Régional de la Carte Postale le CARTOPOLE de BAUD démontre que ce banal petit morceau de carton que tout le monde a un jour ou l'autre envoyé ou reçu est un formidable outil de communication, de
convivialité, de recherche scientifique ou d'expression artistique.
La carte postale est l'objet qui dispose du plus grand nombre de points de vente dans le monde. Elle reste un moyen de communiquer unique que ne saurait remplacer la lettre, le téléphone, le fax ou le mèl.
La meilleure preuve : ce sont quelques 300 000 000 de cartes postales qui circulent chaque année en France.

(1) On la doit à Albert THINLOT(1914-1992) cartophile reconnu, co-auteur avec Paul-Noël ARMAND(1921-1989) de l'Historique de la Carte postale illustrée française et du Dictionnaire de la Cartophilie Francophone. Deux ouvrages de référence en matière de carte postale.


QUELQUES  ELEMENTS  D'HISTOIRE  

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Avant la carte postale
Il est toujours possible de faire remonter l'envoi de messages à découvert à des époques très anciennes.
Des tablettes d'argile en Assyrie du IVème millénaire avant notre ère aux billets de visite écrits sur des cartes à jouer sous Louis XIII circulent une quantité d'objets « postaux ». Mais les incunables de la carte postale apparaissent dans la deuxième moitié du XIXème siècle, ce sont des cartes commerciales en papier glacé, d'où leur nom de cartes porcelaines, qui peuvent circuler à découvert car l'administration des postes l'admet depuis 1856. Les négociants font ainsi imprimer des textes publicitaires ou " réclames " qui ne contiennent aucun message personnel.
Ces pratiques ne doivent cependant pas faire oublier qu'elles ne sont que des usages. Le concept officiel de carte postale n'est pas encore né.

Naissance de la carte postale officielle
Naissance de la carte postale C'est un conseiller d'Etat prussien, VON STEPHAN, qui propose, lors de la 5ème conférence de l'Association allemande des postes de 1865 à Karlsruhe, " un feuillet cartonné de correspondance devant circuler à découvert". Mais l'idée n'est pas retenue.
Le 28 janvier1869, Emmanuel HERMANN(1838-1902), professeur d'économie politique à Vienne, reprend l'idée et utilise pour la première fois le terme de carte de correspondance (Correspondenzkarte).

Situation en France
L'administration des Postes regarde avec bienveillance cette carte officielle, mais ne propose pas de faire de même en France.
L'idée de la carte postale officielle revient donc à un prussien et cette vérité est une vexation pour l'orgueil patriotique français. Après 1870, la France n'est pas au mieux de ses relations avec le monde germanique puisqu'une partie du territoire national vient de lui être arraché.
Aussi va t-on essayer de forger de toute pièce des inventeurs français de la carte postale antérieurs aux germains.
C'est sans doute dans cet état d'esprit revanchard qu'il faut appréhender les affaires Besnardeau.

La polémique BESNARDEAU
Besnardeau Léon Besnardeau (1829-1914) est un modeste libraire-papetier de Sillé-le-Guillaume dans la Sarthe. Un article du Petit Journal du 30 Août 1902 va faire de ce personnage, l'inventeur de la carte postale illustrée . Celui-ci aurait eut la bonne idée de créer une carte postale pour que les soldats du camp de Conlie puissent communiquer avec leurs familles.

La carte illustrée de Besnardeau fut-elle un véritable objet postal ? On peut en douter car la mention " Souvenir de la Défense Nationale " sur cette carte laisse plutôt supposer que celle-ci a été réalisée après la guerre de 1870, comme souvenir pour les soldats venus en pèlerinage au Camp de Conlie.
Besnardeau, toujours dans ce même état d'esprit de compétition avec l'Allemagne, fera éditer en 1902 un fac-similé, tiré avec la planche originale (?) de cette première carte postale. Théodore Botrel admirateur de Besnardeau lui dédiera quelques vers qui feront également l'objet d'une carte postale…


La carte de Strasbourg
En 1870, " La Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer " (future Croix Rouge) émet une carte pour permettre la communication entre les comités locaux de cette Société.
La ville de Strasbourg, assiégée par l'armée de Von Werder le 12 Août 1870, refuse de se rendre. Le comité de Strasbourg de la Société de secours aux blessés, qui possède un stock de ces nouvelles cartes, propose au général prussien de laisser les blessés communiquer avec leur famille, mais aussi les assiégés. Le général accepte à condition que les cartes soient affranchies d'un timbre prussien de 6 Kreuzer. Ce courrier va d'abord se faire censurer à Karlsruhe puis transite par Bâle !
Les premières cartes postales à circuler en France sont donc transmises par deux administrations étrangères : allemande et suisse et sont affranchies avec un timbre prussien.
Bien que très utilisées par les Strasbourgeois, il ne subsiste que peu de ces cartes. Après la capitulation, on en retrouva des sacs postaux entiers, qui furent malheureusement brûlés.

Cartes " Papillon " de Metz et cartes-poste de Paris
Elles naissent également pendant la guerre de 1870, les villes assiégées faisant alors preuve d'imagination. Ces cartes-poste sont laissées aux caprices des vents par l'intermédiaire de ballons non montés alors que d'autres seront confiées aux flots de rivières dans des tonneaux étanches!
Ces exemples montrent que la carte circulant à découvert est en cette fin de siècle une préoccupation importante et qu'il n'allait falloir qu'à peine plus d'une décennie pour que les pays du monde entier l'adopte.


LES CARTES POSTALES OFFICIELLES FRANCAISES

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cartes françaises Le 12 février 1872 est votée une loi qui instaure la circulation de la carte postale administrative pour la France et l'Algérie.
Le 15 janvier 1873, les 2 premiers modèles paraissent.

 - Une, de couleur jaune, affranchie à 10 centimes, pouvant circuler à découvert dans la circonscription d'un même bureau.

 - Une autre affranchie à 15 centimes pouvant circuler de bureau à bureau.. (7 millions d'exemplaires sont vendus en une semaine).
La seule illustration que comportaient ces cartes était une frise de 4mm d'épaisseur encadrant la partie réservée à l'adresse du destinataire. Quatre autres types de cartes postales officielles voient le jour en 1873, deux autres en 1874 et deux encore en 1875.


Les cartes publicitaires :
Jusqu'en 1875, la carte postale reste un monopole de l' Administration des postes, mais les commerçants s'en saisissent en y imprimant des publicités au dos. C'est le cas pour la Belle Jardinière à Paris dès 1873.
Un décret du 26 Octobre 1875 codifie l'utilisation des cartes postales, mais en libéralise la production pour peu qu'elles respectent le modèle administratif :
libonis 12 cm x 8 cm, poids entre 2 et 5 grammes, avec au recto uniquement l'adresse du destinataire et au verso la correspondance et l'illustration.

La Libonis
En 1889, c'est le lancement de la Libonis du nom du dessinateur Léon-Charles LIBONIS (1841-1901) qui l'exécute. La Société de la Tour Eiffel en édite 300 000 exemplaires lors de l'Exposition Universelle. Cinq  modèles différents sont vendus à partir du mois d'août 1889.
Ces cartes souvenir de l'ascension de la Tour, pouvaient être timbrées de la première plate-forme, de la seconde ou du sommet de la Tour. C'est donc une gravure qui illustre la première carte postale. Son énorme succès va faire des émules...


CARTE ILLUSTRÉE PHOTOGRAPHIQUE

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On la doit, paraît-il, à un employé de commerce marseillais Dominique PIAZZA (1860-1941) qui aurait trouvé la solution de faire réduire des clichés pour en faire tenir 3 sur un format de carte postale et les envoyer à découvert à un amis en amérique.
Son initiative datée d'août 1891 est reprise dans les années qui suivent par des imprimeurs et des éditeurs de renom comme Neurdein de Paris ou Royer de Nancy. La carte postale prend alors une autre dimension avec une illustration photographique.


UN VERITABLE SUCCÈS POPULAIRE

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L'impulsion de l'Administration :
L'idée des législateurs en créant la carte postale était de faire circuler une correspondance ouverte profitant d'un tarif d'affranchissement attractif. Ce fut le cas de 1873 à 1971.
ecole Pendant près d'un siècle la carte postale a profité d'un tarif inférieur au courrier ordinaire (actuellement la distinction est faite entre courrier lent et rapide et non plus entre carte postale et lettre).

Cet engouement pour les cartes postales est d'autant plus fort que depuis les loisJules FERRY [1881-82] l'alphabétisation est en progression. Les personnes en âge d'écrire des cartes postales ont donc, en théorie, connu l'école obligatoire et l'espace réduit des cartes postales est propice à une prose concise.

Peu d'iconographie
A la fin du XIXème siècle les images sont encore rares, hormis les images pieuses, seules quelques affiches et gravures dans les livres et les journaux sont à la disposition du grand public. Le cinématographe vient seulement d'être inventé (1895) et n'est encore qu'une curiosité. Les cartes illustrées (photographiques surtout) dont le coût est modeste vont connaître un grand succès.
De nombreuses cartes postales vont donc circuler et enrichir les collections des premiers cartophiles.

Naissance du tourisme
La carte postale doit son succès, dit-on, au développement du tourisme : les gens envoient des cartes postales des lieux qu'ils visitent.
La carte postale favorise à son tour le tourisme en tant que vecteur de publicité. Comme le fait remarquer l'écrivain Georges DUHAMEL : " L'invention de la carte postale a plus fait pour le tourisme que celle des chemins de fer."
On peut toutefois constater que les chemins de fer, en rendant les déplacements plus faciles, permettent aux plus aisés de se rendre sur les plages, d'où l'on envoie... des cartes postales. Une politique de tarifs réduits (relayée par la carte postale ) pour ces destinations amplifie d'ailleurs le phénomène.


UN PEU DE TECHNIQUE

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La phototypie
L'invention de la phototypie (dans les années 1860, mais appliquée massivement à la carte postale vers 1895) va accélérer et amplifier le phénomène. Ce procédé plus souple et moins onéreux que ceux utilisés jusqu'alors, va permettre une industrialisation de la production tout en lui laissant son caractère artisanal. L'image est de très bonne qualité (puisque qu'il s'agit d'un procédé sans trame permettant la reproduction des plus petits détails); et la carte obtenue n'est pas brillante mais mate.


LES EDITEURS

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Au début du XXème siècle, le succès de la carte postale est tel que c'est par dizaines de milliers que l'on peut dénombrer les éditeurs de cartes postales.
Certains grands éditeurs comme Bergeret (AB& C°) à Nancy, Lévy et fils (LL) à Paris, Neurdein (ND) à Paris, Royer à Nancy, Tesson à Limoges (MTIL), Collas à Cognac (CCCC), Le Deley (ELD) Paris, Artaud (Gaby) à Nantes sont d'envergure nationale ou internationale et produisent quotidiennement des dizaines, voire des centaines de milliers de cartes postales.

C'est en juin 1898 que Bergeret installe à Nancy son premier atelier de phototypie.
- en 1900, 65 ouvriers y travaillent sur 17 presses qui produisent 25 millions de cartes postales
- en1901 : 30 millions de cartes.
- en 1905 : Bergeret fusionne avec Humblot et Helminger.
Les Imprimeries Réunies produisent alors 90 millions de cartes annuellement.
- en 1909 : la production annuelle nancéienne atteint 100 millions soit presque le quart de la production nationale ! Les Imprimeries Réunies imprimaient à elle seules 500 000 cartes postales par jour.
- de 1900 à 1930 la production des seules imprimeries de Nancy atteint 3 milliards de cartes.

Les grands éditeurs bretons
Des éditeurs bretons vont se spécialiser dans la production de cartes postales
Armand WARON et fils , Saint-Brieuc, depuis 1898. Production en 1899 : 16 000, en 1900 : 190 000 et en 1901: 475 000 cartes.
- Emile HAMONIC et fils, Saint-Brieuc, de 1897 à 1951. Cité comme un des 6 premiers éditeurs français en 1904. 10 000 n° de cartes postales estimés. Production globale estimée entre 50 et 100 millions de cartes.
-Joseph-Marie VILLARD père et fils, Quimper, depuis 1898, plus de 7000 n° de cartes connus.
- Gabriel ARTAUD et fils, Nantes, et ARTAUD-NOZAIS, éditent de nombreuses cartes humoristiques et vues de toute la France avec prédilection pour la Bretagne.

Les éditeurs locaux
A cette époque le moindre épicier, buraliste ou mercier de village édite également des cartes postales. Les gros imprimeurs les flattent en faisant figurer la mention " éditeur " sur les cartes qu'on leur demande d'imprimer.

Une rapide étude menée à partir des cartes postales représentant Baud entre 1900 et 1920 montre que l'on trouve des cartes provenant :
d'éditeurs nationaux: E.L.D, Neurdein...
d'éditeurs régionaux: Hamonic, Villard, Waron, Artaud, Artaud et Nozais, Laussedat, Laurent-Nel...
d'éditeurs départementaux : Laurent de Port-Louis, Le Merle de Vannes, Gueranne, Le Cunff et la Veuve Marchal de Pontivy...
d'éditeurs locaux : Le Gal, Michel Res. (tabac), Le Pesquer (bijoutier), Guillemette Prévoteau, Veuve Grojo, Pasquier... tous installés à Baud.
Ce sont donc ces petits éditeurs locaux qui réagissant vite lors d'un événement (fête, accident…) sortent rapidement une carte postale, dont le faible tirage et la rareté du sujet en feront, quelques années plus tard, une carte d'un grand intérêt et par conséquent de grande valeur marchande.
Une impressionnante liste de près de 1500 noms d'éditeurs figure dans le Dictionnaire de la Cartophilie Francophone. On y trouve : la raison sociale de l'éditeur, le sigle figurant sur les cartes postales, la qualité (éditeur, imprimeur, négociant, photographe…), l'adresse et la zone d'action, les thèmes traités et divers renseignements.



LE DÉCLIN DE LA CARTE POSTALE

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La concurrence
Journal Excelsior Après la première guerre mondiale, la carte postale entre dans une phase de déclin. Les causes sont très certainement multiples ; en voici quelques unes :
- La photographie se développe dans la presse et les cartes postales événementielles perdent leur intérêt informatif.
La revuel'Illustration créée en 1843 introduit pour la première fois en 1891 des photographies retouchées gravées sur bois.L'Excelsior est le premier quotidien à utiliser la photographie en 1910. Paris-Soir, pratiquement dès sa création en 1924, se distingue par ses illustrations photographiques.
- Le développement de l'industrie automobile.
Après la première guerre mondiale, la production automobile est en pleine croissance. Le touriste qui se déplace en automobile bénéficie d'une plus grande autonomie et s'éloigne davantage des hauts lieux touristiques où les cartes postales abondent.
- Les appareils photographiques plus maniables.
Ils apparaissent également à la fin de la guerre et sont à un prix abordable. Les touristes n'en font pas encore un usage intensif et la concurrence ne se fera qu'un peu plus tard.
- La T.S.F. (radio)
Les premières radiodiffusions publiques ont lieu en 1921. Les nouvelles circulant plus vite, la carte postale perd encore un peu plus sont rôle informatif.

Un peu de technique et d'histoire
Mais il est une cause plus importante liée directement à la carte postale elle-même. Un procédé découvert en 1875 mais appliqué à la carte postale seulement après 1918 se généralise à partir de 1923, il s'agit de l'héliogravure.
Ce procédé plus rapide et moins onéreux va peu à peu remplacer la phototypie qui finira, malheureusement, par ne plus être utilisé en carte postale.
L'héliogravure bien utilisée donne de très bons résultats. Hélas, les imprimeurs vont négliger la qualité et pendant une vingtaine d'années, la carte postale devient laide et triste. De plus, on lui donne des teintes à la mode : sépia, bleue, verte ou violette qui vieillissent mal. Le plus souvent on se contente d'ailleurs de retirages et les vues ne se renouvellent pas beaucoup.

Journal Excelsior

Dans les années 50 vient l'époque des cartes brillantes à bord dentelé au format agrandi de 10,5 x 15 cm. Le système utilisé alors est un procédé photographique appelé : bromure.
Le bromure qui a déjà été utilisé de manière artisanale au début du siècle pour les cartes photo à très faible tirage ( militaire, réunion de famille, magasin, etc.) l'est maintenant à l'échelle industrielle. Les vues aériennes sont alors très prisées et l'éditeur Combier de
Mâcon s'en fait une spécialité.

Les modes
Mais à cette époque les modèles automobiles et les modes vestimentaires changent vite. Pour que les cartes postales ne se démodent pas trop sur les présentoirs et puissent se vendre plusieurs années, on évite personnages et voitures sur les clichés. Cette tendance à pour conséquence de rendre moins vivantes les vues de villes et villages.





LE RENOUVEAU DE LA CARTE POSTALE

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Depuis les années 1970, un renouveau s'amorce dans l'édition des cartes postales. Les éditeurs sentant sans doute la désaffection du public pour leur production, vont tenter de le séduire avec de nouvelles images. Les cartes multi-vues, les cartes humoristiques, les cartes de fêtes, d'anniversaires, de mariages, les reproductions de tableaux ou d'affiches, toutes ces
initiatives vont revivifier la carte postale.
Mais c'est surtout dans le soin qu'apportent les éditeurs, tant aux clichés (sujet, cadrage, lumière, profondeur de champs...) qu'à sa présentation (fond, couleur, typographie...), que l'on doit ce regain d'intérêt pour la carte postale contemporaine. Lorsqu'une personne achète une carte postale représentant une vue de paysage, de ville ou de village, il est important que cette vue soit la version sublimée par le photographe de ce qu'il a vu lui-même.


Technique de l'offset
Bien qu'inventée en 1904, cette technique ne sera appliquée massivement à la carte postale que dans les années 1960-70. Ce procédé est dérivé de la lithographie dont il emprunte le principe. Le support n'est plus une pierre mais une plaque de zinc puis, plus tard, une plaque d'aluminium. Ces plaques photogravées sont obtenues par insolation sous un film appelé typon qui peut-être tramé ou non. L'impression ne se fait pas par contact direct du papier sur la plaque encrée mais par un cylindre intermédiaire.
Fortement agrandie la photo en offset laisse apparaître une trame formée de points de couleurs juxtaposés

L'Aventure Carto
Créée en 1985 par Yvon KERVINIO, cette association de photographes, Journal Excelsior illustrateurs et amateurs de cartes postales a voulu retrouver l'esprit de l'édition des cartes postales du début du siècle. L'Aventure Carto s'attache, entre autres, à publier des photographies de personnages locaux dans leurs comportements quotidiens : métiers, coutumes, environnement...
Ces cartes postales à faibles tirages (150 à 300 ex.), qu'on appelle modernes actuellement, conservent des traces de la vie des terroirs pour la mémoire des générations futures. 3000 cartes ont été ainsi publiées en dix ans. Actuellement l'Aventure Carto s'intéresse au cirque qui l'inspire pour éditer livres et cartes postales

Les grands éditeurs
Après l'avènement de la couleur dans les années 50, la généralisation des cartes multivues dans les années 60 et 70, la recherche de clichés artistiques dans les année 80, l'innovation des formats dans les années 90, les grands éditeurs essaient d'apporter un air nouveau sur la carte postale.
A quand la carte postale cédérom ou dévédérom



BIBLIOGRAPHIE

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Histoire de la carte postale de James Eveillard
ARMAND P-N. et P-Y. et alii : Dictionnaire de la cartophilie francophone, éd. CPC, 1990.
ARMAND P-N. et THINLOT Albert : Historique de la carte postale française illustrée, éd CPC 1987
BAUDET
EVEILLARD James, l'Histoire de la carte postale et la Bretagne, Editions Ouest- France, 1999.
KYROU Ado: L'Age d'or de la carte postale, Balland, 1966 ; réed.1975.
MONNIER Albert: La carte postale, éd. LPAM, 1980.
NEUDIN Gérard
ZEYONS Serge: Les cartes postales, Hachette, 1979.

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